Aujourd’hui, j’aimerais poser une question qui peut, a priori, sembler excessive : François Fillon est-il fou ? Mais la question question me paraît tout à fait pertinente, au vu des derniers événements. Voilà un homme qui poursuit sa campagne, en dépit de toute logique. On le soupçonne d’avoir détourné de l’argent ? Il maintient sa candidature. Il ne peut faire campagne sans entendre des slogans tels que « Fillon, démission » ? Il maintient sa candidature. Sa femme ne se souvient même pas d’avoir signé un contrat de travail ? Il continue. Son équipe de campagne le lâche ? Il insiste. Plus ça va mal, et plus il attaque. Il veut faire passer ça pour de la vaillance, il se définit comme un combattant. Mais se rend-il compte de ce qu’il fait ? Lorsqu’il poursuit sa campagne malgré le scandale, il bafoue notre pays, et ce jusque dans la presse internationale. Dans beaucoup d’autres pays, un politicien n’aurait pu poursuivre sa campagne plus de quelques heures après les révélations du Canard enchaîné. Quand monsieur Propre méprise la promesse qu’il avait donné aux yeux de tous, il fragilise la confiance envers tous les élus. Cette confiance n’était déjà pas très consistante, , mais Fillon ne fait que renforcer le phénomène. Lorsqu’il part dans les théories de complot, il est réellement choquant : c’est tout notre système qu’il envoie aux orties. Et lorsqu’il prend sur lui d’établir une manif’ de résistance populaire quand les élus le lâchent, il se hisse au niveau d’un Donald Trump. Je ne comprends pas pourquoi Fillon se maintient. Veut-il tenir jusqu’au 17 où plus aucun candidat ne pourra lui succéder ? Souhaite-t-il obtenir l’immunité que lui donnerait le poste de président ? Pense-t-il vraiment qu’un parlementaire qui bafoue la France, revient sur ses promesses et discrédite la magistrature serait un bon président ? Une chose est certaine, selon moi : le « pauvre type » (ce n’est pas moi qui le dis, mais Sarkozy) est le pire calamité qu’aient eu le parti.